Joe Don Baker – un des acteurs-culte de « CINéWEST STATION » – qui connut son heure de gloire pendant les seventies, avec quelques séries B ‘redneck’ sur l’autodéfense, peut se vanter d’être le seul acteur américain à être apparu dans trois « JAMES BOND » et dans deux rôles différents !
Ainsi, en 1987, il joue un trafiquant d’armes à moitié cinglé dans « TUER N’EST PAS JOUER », face à Timothy Dalton. Ensuite, huit ans plus tard, il change de rôle et de 007, en incarnant Jack Wade un homme de la CIA rigolard et portant d’affreuses chemises hawaïennes dans « GOLDENEYE ». Une sorte d’équivalent du ‘Felix Leiter’ des autres films de la franchise. Baker reprendra ce même rôle deux ans après, le temps d’une séquence-clin d’œil de « DEMAIN NE MEURT JAMAIS ».
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30 septembre 2011
LEN CARIOU : Happy birthday
Len Cariou est un excellent comédien canadien, qui après des années de seconds rôles a récemment trouvé de beaux personnages à la TV : on l’a remarqué en politicien roué dans la trop courte série « BROTHERHOOD » et en patriarche encore vert d’un clan de flics dans « BLUE BLOODS ».
Au cinéma, on l’a aperçu dans « MÉMOIRES DE NOS PÈRES » ou « MONSIEUR SCHMIDT ». Aujourd'hui, il fête ses 72 ans.
Au cinéma, on l’a aperçu dans « MÉMOIRES DE NOS PÈRES » ou « MONSIEUR SCHMIDT ». Aujourd'hui, il fête ses 72 ans.
29 septembre 2011
MADELINE KAHN : Happy birthday
Madeline Kahn était naturellement drôle.
Ça ne s’explique pas, ça ne se décrit pas. Il lui suffisait d’apparaître à l’image pour faire sourire. Repérée par Mel Brooks, elle a donné le meilleur d’elle-même dans « LE SHÉRIF EST EN PRISON », « LE GRAND FRISSON » et surtout « FRANKENSTEIN JUNIOR » où sa transformation en « fiancée » hypersexuée est à mourir de rire. Elle a beaucoup tourné pour la TV, mais n’a jamais retrouvé de rôle à la mesure de son génie comique. Elle fut étonnante en mondaine venimeuse dans « NIXON ».
Elle aurait fêté aujourd'hui ses 69 ans.
Ça ne s’explique pas, ça ne se décrit pas. Il lui suffisait d’apparaître à l’image pour faire sourire. Repérée par Mel Brooks, elle a donné le meilleur d’elle-même dans « LE SHÉRIF EST EN PRISON », « LE GRAND FRISSON » et surtout « FRANKENSTEIN JUNIOR » où sa transformation en « fiancée » hypersexuée est à mourir de rire. Elle a beaucoup tourné pour la TV, mais n’a jamais retrouvé de rôle à la mesure de son génie comique. Elle fut étonnante en mondaine venimeuse dans « NIXON ».
Elle aurait fêté aujourd'hui ses 69 ans.
28 septembre 2011
L'OUEST A LIRE
Il y a un an exactement sortait aux éditions de la Transparence, un petit ouvrage signé Philippe Ortoli et entièrement consacré à « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » (c'est d'ailleurs le titre de l’ouvrage). Comment l’évènement avait-il échappé jusque-là à notre radar monomaniaque concernant le chef-d’œuvre de Sergio Leone, on se le demande encore ! Le fait est que ce livre d’une centaine de pages est une analyse sérieuse et détaillée du film, particulièrement concentrée sur le personnage de ‘Harmonica’. L’auteur a cité toutes les références de Leone concernant « VERA CRUZ » ou « L'HOMME AUX COLTS D’OR ». On n’est pas obligé d’adhérer à toutes ses analyses ou théories, mais certaines sont intéressantes et l’ouvrage est bien écrit. Et puis, comment ne pas aimer le premier livre français entièrement dédié au plus grand film du monde ?Par contre, un passage nous a interpelés. Il concerne la séquence où Harmonica empêche Jill McBain de quitter sa ferme, en lui déchirant sa robe, alors que deux tueurs s'apprêtent à charger, depuis une colline voisine. M. Ortoli y voit un clin d’œil à « VERA CRUZ » en écrivant : « Le physique de Charles Bronson vêtu d’un costume clair de cow-boy défini par une sauvagerie animale et jouant de son harmonica des airs enjoués est donc une image musicale que l’on veut ressusciter à travers ce qui l’a organisée et rendue signifiante. C'est la raison pour laquelle, lorsqu’il surgit dans la grange pour protéger Jill, Harmonica commence par la molester vigoureusement, arrachant même sa collerette comme s’il allait la violer. Cette brutalité qui n’a strictement aucune raison d’être, l’immobilisation de la jeune femme suffisant largement, est un écho de la tentative de viol de Maria (Sarita Montiel) par Pittsburgh… ».
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| Page du photoroman "STAR CINE WINCHESTER" |
À notre sens, il y a au contraire une très bonne raison à l’action d’Harmonica. Et même probablement deux : en arrachant la collerette et les manches blanches de Jill, l'homme élimine des cibles trop visibles pour les tueurs embusqués (qu'il a évidemment repérés, comme nous l’indique un rapide coup d’œil pendant qu'il maintient Jill à terre). Ensuite, en dénudant la poitrine de la jeune femme, il compte sur la lubricité des deux sbires – et il a bien raison – qui pourraient avoir l’idée de s’amuser un peu avant d’abattre leur cible. Et bingo ! Les tueurs voient Jill marcher vers le puits avec son décolleté plongeant, ils échangent un regard et rangent leurs carabines, avant de chevaucher vers la ferme, se mettant à la portée du colt d'Harmonica. Ce qui causera leur perte.
Harmonica ne fait RIEN sans raison !
NAOMI WATTS : Happy birthday
Avec sa plastique, sa blondeur, ses yeux bleus, Naomi Watts était promise à une carrière-éclair de starlette. C'était compter sans son talent de composition et une assez exceptionnelle présence physique.
Elle a tourné avec Cronenberg, Peter Jackson, Woody Allen, Eastwood, Lynch et s’est hissée au niveau des meilleures actrices de sa génération. Aujourd'hui, elle fête ses 43 ans et n’arrête pas de tourner. Tant mieux !
"L'AMOUR EN LARMES" (1991)
Des Anglais en Italie… Comment ne pas penser à « CHAMBRE AVEC VUE » ? D’autant que « L’AMOUR EN LARMES » est également tiré d’un roman d’E.M. Forster et que Helena Bonham-Carter fait partie du casting.
Le mélange de la glace et du feu est toujours intrigant et parfois cocasse. Ces personnes bien nées qui se laissent gagner par la langueur latine sont à la fois touchantes et ridicules et le film met longtemps à trouver sa tonalité finale. Car en fait de comédie douce-amère, l’affaire s’achève en tragédie, même si elle n’est pas totalement dénuée d’espoir. C'est joliment photographié, ‘british’ jusqu'au bout des ongles, mais il manque quelque chose, peut-être un peu de causticité, un vrai désespoir, pour égaler les grands films d’un James Ivory, par exemple.
Outre les magnifiques paysages italiens, le film vaut le déplacement pour sa distribution féminine, de tout premier ordre : Judy Davis est extraordinaire dans son emploi habituel de femme coincée, névrosée, frustrée jusqu'à la psychose. Elle est celle par qui le malheur arrive, celle qui s’est refusée à être autre chose qu’une caricature d’aristo fermée à toute rencontre, à toute remise en cause. Helen Mirren n’apparaît que pendant la première demi-heure du film, en veuve qui tente de retrouver le bonheur dans les bras d’un garçon beaucoup plus jeune qu'elle. C'est le discret et très juste Rupert Graves qui tient le film sur les épaules, dans un rôle complexe mais attachant. « L’AMOUR EN LARMES » (encore un titre français aberrant) se différencie à peine d’un téléfilm BBC particulièrement soigné, mais s’il ne laisse pas grand souvenir, demeure tout à fait agréable le temps qu'il dure.
27 septembre 2011
"SLICE" (2010)
« SLICE » est un thriller dont on pourrait dire qu'il est bourré jusqu'à la gueule, presque jusqu'au débordement. Bourré de références, de mélanges de genres, de styles différents. Un peu inégal donc, mais une fois qu'il est sur les rails, on ne peut pas lui reprocher de se dégonfler ! Jusqu'auboutiste, « SLICE » approfondit ses thèmes jusqu'à la nausée, jusqu'à atteindre une sorte de pornographie ‘gore’, pour s’achever par une séquence d’émotion pure, qui cueille complètement. Présenté comme un « SE7EN » thaï, le film est plutôt un mélange contre-nature de « STAND BY ME » et « THE CRYING GAME » à la sauce ‘snuff movie’.
C'est tellement violent, cru et frontal, tellement ‘too much’ que la première moitié se laisse regarder avec une sorte d’intérêt amusé, accentué par le dépaysement. Et puis, peu à peu, le doute s’insinue, le malaise s’installe et le grand coup de théâtre tombe brutalement. Mais avec une implacable logique narrative qui fait qu’on ne se sent pas blousé ni manipulé. À bien y réfléchir, le scénario ne pouvait pas se développer autrement. La construction qui fait avancer l’action à la fois dans le présent et en flash-back est savamment dosée, chaque séquence répondant à son pendant du passé et vice-versa. On suit la plongée du héros – personnage ambigu et peu sympathique à la base – dans les méandres de ses souvenirs, mais aussi de son inconscient. Et on se rend compte que les auteurs avaient donné très tôt toutes les clés du film. À chacun de décrypter. Une seconde vision s’impose sûrement et devrait révéler une foule de détails.
C'est dire que ce qui commence comme un film de ‘serial killer’ à l’Américaine, un brin naïf et convenu, sait évoluer vers tout autre chose. Et le personnage du pauvre petit ‘Nat’, victime-née, enfant battu si vulnérable, s’installe dans l’anthologie du néo-film noir. Ça va être difficile à oublier, cette histoire… Comme un cauchemar de fièvre particulièrement tenace.
"ANOTHER BARRIER" : "Man with a camera"
« ANOTHER BARRIER » est un des bons épisodes de la série « MAN WITH A CAMERA », réalisé par Gerald Mayer.
Trois ans avant le film « X-15 » où il jouait un pilote sous la direction de Richard Donner, Charles Bronson se retrouve ici à faire un reportage sur une base spatiale et particulièrement sur un pilote d’essai de l’avion X-2.
Celui-ci va bientôt accomplir un vol risqué et sa fiancée (Norma Crane) est folle d’inquiétude, car depuis la mort de quelques proches, elle est persuadée de porter malheur à ceux qu'elle aime. Quand l’officier est porté disparu, la jeune femme décide de se défénestrer. Bronson va tout faire pour l’empêcher de sauter. Jusqu'à lui faire croire que le téléphone qui sonne dans sa chambre est peut-être un appel de son fiancé.
Bronson et l’excellente Norma Crane avaient déjà joué ensemble dans un épisode de la série « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », trois ans plus tôt et leur duo fonctionne très bien. Le rôle de cette femme névrosée, perturbée, pour tout dire assez pénible est relativement complexe pour un téléfilm de 26 minutes et Bronson s’efface pour laisser la vedette à sa partenaire qui en tire le maximum.
Trois ans avant le film « X-15 » où il jouait un pilote sous la direction de Richard Donner, Charles Bronson se retrouve ici à faire un reportage sur une base spatiale et particulièrement sur un pilote d’essai de l’avion X-2.
Celui-ci va bientôt accomplir un vol risqué et sa fiancée (Norma Crane) est folle d’inquiétude, car depuis la mort de quelques proches, elle est persuadée de porter malheur à ceux qu'elle aime. Quand l’officier est porté disparu, la jeune femme décide de se défénestrer. Bronson va tout faire pour l’empêcher de sauter. Jusqu'à lui faire croire que le téléphone qui sonne dans sa chambre est peut-être un appel de son fiancé.
Bronson et l’excellente Norma Crane avaient déjà joué ensemble dans un épisode de la série « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », trois ans plus tôt et leur duo fonctionne très bien. Le rôle de cette femme névrosée, perturbée, pour tout dire assez pénible est relativement complexe pour un téléfilm de 26 minutes et Bronson s’efface pour laisser la vedette à sa partenaire qui en tire le maximum.
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| Charles Bronson, Grant Williams et Norma Crane |
À noter que Bronson semble parfaitement à l’aise dans sa tenue d’aviateur et à bord de l’avion-porteur, situation qui devait lui rappeler qu'il officia à bord d’un B-29 pendant la WW2.
"SOME MOTHER'S SON" (1996)
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| Ciaran Hinds, Fionnula Flanagan et Helen Mirren |
Coécrit par Jim Sheridan dans la foulée de son « AU NOM DU PÈRE », « SOME MOTHER’S SON » est une tranche d’histoire de l’Irlande moderne, commençant en 1979 et décrivant l’emprisonnement massif de soldats de l’IRA par les Anglais et les tortures qui leur sont infligées, avant qu'ils ne se lancent dans une dramatique grève de la faim.
Ici, pas d’ambiguïté : les ‘brits’ sont décrits comme des monstres froids et des bourreaux, le représentant du gouvernement est une sorte d’odieux nazillon sans foi ni loi et les prisonniers ressemblent tous – par la force des choses ! – au Christ. C'est manichéen mais grandement efficace, souvent émouvant et sans un temps mort. C'est du cinéma militant mais à hauteur humaine.
Helen Mirren tient un rôle d’une grande finesse. Neutre et haïssant la violence, elle a toujours vécu en dehors des conflits, jusqu'à ce qu'elle s’aperçoive que son fils est un membre actif de l’IRA. Peu à peu, elle va ouvrir les yeux et se découvrir une âme de passionaria. Généralement seule en scène et « bouffant » l’écran dans tous ses films, Mirren a, pour une fois, une partenaire féminine à sa mesure : l’extraordinaire Fionnula Flanagan, qui campe une fermière révoltée et mère-courage. L’amitié entre ces deux femmes si différentes, qu’on voit s’épanouir tout doucement au cours du film, est le ciment qui fait de « SOME MOTHER’S SON » un peu plus qu’un simple pamphlet politique. À chaque fois que les deux comédiennes partagent une scène, elles irradient littéralement et font monter l’empathie d’un cran. Du grand art, vraiment.
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| The Queen |
On a déjà vu pas mal de films de ce genre sur les années Thatcher, mais celui-ci a un gros avantage : le tandem Mirren/Flanagan.
WILL SAMPSON : Happy birthday
Will Sampson était un acteur ‘Native American’ des années 70, un colosse au jeu minimaliste, au faciès intense et surtout un redoutable voleur de scènes. N’a-t-il pas réussi à exister face à Nicholson dans « VOL AU-DESSUS D’UN NID DE COUCOU » ? À piquer la vedette à Bronson dans « LE BISON BLANC » ? À impressionner Eastwood dans « JOSEY WALES, HORS-LA-LOI » ?
Il est mort jeune, mais aujourd'hui aurait fêté ses 78 ans.
Il est mort jeune, mais aujourd'hui aurait fêté ses 78 ans.
26 septembre 2011
"CAROLYN VEUT DIVORCER" (1936)
On met un petit moment à comprendre le sens exact de « CAROLYN VEUT DIVORCER », une comédie de mœurs située pendant la Grande Dépression et suivant les mésaventures d’un couple de jeunes mariés. Barbara Stanwyck est mannequin et gagne correctement sa vie. Quand elle épouse Gene Raymond, celui-ci l’oblige à démissionner. Incapable d’entrer dans la peau d’une femme au foyer, la jeune femme devient dépensière, irresponsable et se laisse draguer par un milliardaire alcoolique et fou d'elle. Jusque-là, on se dit que le propos est plutôt féministe et que l’époux est un crétin borné. Mais progressivement, le message se fait plus clair : c'est en voulant être indépendante et s’émanciper, que Stanwyck fiche son mariage en l’air et humilie son pauvre mari. Celui-ci devra aller jusqu'au divorce pour récupérer sa femme et lui faire jurer que dorénavant elle restera tranquillement chez elle à préparer à dîner, en attendant son retour. Non mais !
Tout cela est heureusement amusant grâce à un dialogue du tac-au-tac bien vu, des seconds rôles savoureux (comme l’inévitable Hattie McDaniel en cuisinière et même Ward Bond, figurant en flic). Stanwyck jeune et pétulante est irrésistible sans jamais forcer le trait, Robert Young est drôle en ivrogne mondain. Seul le dénommé Gene Raymond gâche la fête par son jeu outrancier, là où on aurait vraiment eu besoin d’un Cary Grant ou d’un James Stewart.
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| Barbara Stanwyck, Gene Raymond, Robert Young et Hattie McDaniel |
On est loin des comédies de Capra ou Preston Sturges, mais c'est enlevé, tellement daté que ça en devient pratiquement un document historique.
"COURT MARTIAL" : "La grande vallée"
« COURT MARTIAL » est un excellent épisode de la seconde saison de « LA GRANDE VALLÉE », dont le scénario alambiqué et à tiroirs recèle de nombreux coups de théâtre. La famille Barkley s'apprête à recevoir un général venu acheter du bétail. À peine a-t-il posé le pied dans la demeure, que celle-ci est investie par une bande armée venue lyncher l’officier : en effet ils sont les survivants d’un raid pendant la guerre de sécession, où des civils furent massacrés. Richard Long l’avocat de la famille assure la défense du général (Henry Jones), d’autant que son frère Peter Breck servit sous ses ordres et risque également la corde. Mais alors que ce « procès » à huis clos se déroule, de choquantes révélations vont se faire jour.
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| Lee Majors, Peter Breck, L.Q. Jones, Barbara Stanwyck et Linda Evans |
Et si le général n’était pas le héros que tout le monde s’imagine ? S’il était un espion sudiste ? S’il avait comploté un attentat contre Lincoln ? Et si toute cette prise d’otages n’était qu’une mascarade pour confondre le traître ? On se rapproche un peu du concept de « MISSION : IMPOSSIBLE » ! C'est très bien écrit et interprété. Barbara Stanwyck et Linda Evans passent tout l’épisode ligotées au grenier sous la surveillance de L.Q. Jones, jouant un photographe boiteux mais plutôt sympathique. Et cette vieille série western a décidément bien passé le cap des années.
CHARLEY LINGUISTE
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| Spencer Tracy interroge la famille de Mae Clarke. (Bronson est le second en partant de la droite) |
Allez ! Un petit clin d’œil de début de semaine à notre mascotte Charley. Depuis peu, on a la possibilité de voir sur YouTube un extrait du ‘film noir’ de John Sturges « LE PEUPLE ACCUSE O’HARA », inédit en DVD.
Un extrait, le seul en fait dans lequel apparaisse Bronson – alors Buchinski – aux côtés de Spencer Tracy. On le voit attablé avec ses frères dockers en train de manger sa soupe, sous l’œil protecteur de la matriarche Mae Clarke. La scène est surtout cocasse, car les frères Korvac parlent un langage non-identifié qui ressemble fort à de l’improvisation délirante. D'ailleurs, Bronson se nomme ‘Angelo Korvac’, ce qui est un drôle de mélange de nationalités. Si quelqu’un parvient à reconnaître cette langue, qu'il se manifeste !
À noter que le film est daté de 1953 sur YouTube, alors qu'il est sorti deux ans plus tôt.
"BRIGHTON ROCK" (2010)
« BRIGHTON ROCK » est adapté d’un roman de Graham Greene, déjà tourné en 1947 sous le titre « LE GANG DES TUEURS », offrant le rôle de sa vie à Richard Attenborough.
Situé en 1964 à Brighton Beach, ce film évoque au premier abord une sorte de « SCARFACE » à l’Anglaise. Délibérément étrange et décalé, « BRIGHTON ROCK » est extrêmement soigné au niveau du cadre et de la photo, l’ambiance volontiers onirique est renforcée par une musique omniprésente et enveloppante qui donne la sensation d’un cauchemar ouaté et lancinant.
C'est surtout magnifiquement interprété par le jeune couple formé par Sam Riley (sorte de sosie british de Leonardo DiCaprio), remarquable en petit caïd névrosé et Andrea Riseborough en « pauvre fille » folle d’amour, malmenée par la vie. Ils incarnent à merveille ce couple mal assorti mais quelque part semblable d’êtres primitifs et incultes, dépassés par les évènements et par leurs propres sentiments. À leurs côtés, le gratin des acteurs UK : Helen Mirren une fois encore superbe en protectrice généreuse qui porte sa vie sur son visage, John Hurt toujours plus décadent et drôle et Andy Serkis très bien en mafioso précieux.
En tournant le dos à un traitement réaliste et cru de son scénario, en stylisant à l’extrême, le réalisateur s’est privé d’un public amateur de films de gangsters ultra-violents, mais a posé sa griffe et fait de ce remake une œuvre insolite et assez envoûtante. Certains plans des quais et de la plage à l’aube ou au crépuscule évoquent des toiles de maîtres. Quant à la dernière scène, elle frôle le sublime.
JULIE LONDON : Happy birthday
Julie London n’a pas beaucoup tourné, mais elle a chanté. Et son sensuel « FEVER » est encore dans toutes les mémoires. Comme son striptease forcé dans le chef-d’œuvre qu’est « L'HOMME DE L’OUEST » et son regard embrumé dans quelques autres rôles dans les années 50.
Aujourd'hui, elle aurait fêté ses 85 ans.
Aujourd'hui, elle aurait fêté ses 85 ans.
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