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20 septembre 2011

SELLECK... Héritier de Bronson ?

La nouvelle série TV de Tom Selleck « BLUE BLOODS » suit les enquêtes de la famille Reagan, un véritable « clan » de flics de pères en fils : Selleck est devenu DGPN (enfin, l’équivalent américain), son aîné – vétéran en Irak – est simple détective, sa fille est procureur et son cadet est un simple ‘rookie’, menant une investigation pour le FBI afin de retrouver les meurtriers de son autre frère, mort en service.
Classique et efficace, cette série fait plus que rappeler une autre série datant de la fin des années 90, mais qui ne dura que trois épisodes d’une heure et demie : « FAMILY OF COPS ». Là aussi, le concept (comme son titre l’indique !) tourne autour d’une famille de policiers. On y retrouve à peu près la même configuration et le ‘rookie’ était cette fois une fille.
Détail amusant, le patriarche était déjà un acteur vieillissant et moustachu, puisqu’il s’agit de Charles Bronson ! Celui-ci étant déjà septuagénaire au moment du tournage, il n’avait pas de père, contrairement à Selleck, qui vit avec le sien, ex-flic bien entendu, incarné par Len Cariou. À noter que dans le dernier épisode de « FAMILY OF COPS », Bronson était nommé DGPN ce qu’est déjà Selleck au début de « BLUE BLOODS », renforçant la sensation que cette nouvelle série s’inscrit directement dans la continuation de l’ancienne.

19 septembre 2011

"NIGHT OF THE EXECUTIONER" : "La grande vallée"

Épisode de la troisième saison de « LA GRANDE VALLÉE », « NIGHT OF THE EXECUTIONER » est bâti sur un scénario tout empreint de la paranoïa du complot politique, directement issu de l’assassinat de JFK à Dallas.
Un gouverneur est abattu alors qu'il se rend dans sa ville natale. C'est son plus vieil ami qui a organisé l’affaire, en laissant sortir un jeune tireur d’élite (Dennis Hopper) de prison et en faisant accuser l’ivrogne du village (Dabbs Greer), qui avait proféré des menaces inconsidérées. Présent sur place, Lee Majors a vu Hopper sur les lieux du crime, mais il se met évidemment les comploteurs à dos et se voit bientôt accusé lui-même du meurtre. Le mécanisme du complot avec ses boucs-émissaires, ses shérifs corrompus, ses faux-témoins et ses suicides tombant à pic est très bien décortiqué et le film fonctionne sur un suspense bien agencé.
Dennis Hopper, Lee Majors et Dabbs Greer
Hopper arbore un look proche de celui qui fera bientôt son succès dans « EASY RIDER », dans un rôle de voyou imbécile et Greer est excellent en pauvre type suant l’alcool. Peter Breck est le seul autre personnage récurrent de la série à apparaît brièvement à la fin, tous les autres étant complètement absents.

"BATMAN"... Le vrai !

Le long-métrage tiré de la série
Entre 1966 et ’68, et le temps d’une centaine d’épisodes de 26 minutes, la série « BATMAN » créa une addiction à travers le monde. Traitée sur un mode délibérément comique et clownesque (ce que n’a jamais été la BD d’origine de Bob Kane), la série créa un univers coloré, les bagarres étaient émaillées de grosses onomatopées en surimpression et nos héros Batman (Adam West) et Robin (Burt Ward) étaient deux idiots sentencieux et ultra-sérieux, parfaitement hilarants.
Lisible à deux niveaux, pour les gamins amateurs de comics et leurs parents sensibles à l’humour ‘camp’, la série accueillit de nombreux invités qu’on ne s’attendait pas à trouver là : Frank Gorshin (inoubliable Sphynx), Burgess Meredith (le Pingouin), Cesar Romero (le Joker), George Sanders, Otto Preminger et Eli Wallach (jouant tous trois Mr. Freeze), Anne Baxter, Julie Newmar (magnifique Catwoman), Victor Buono, Roddy McDowall, Van Johnson, James Brolin, Bruce Lee (dans son rôle de ‘Cato’), Shelley Winters, Vincent Price, le pianiste Liberace, Woody Strode, Carolyn Jones, le récemment disparu Cliff Robertson, Andy Devine, Michael Rennie, Rob Reiner, Elisha Cook, Jr., Joan Collins, Ertha Kitt (autre version de Catwoman), Pierre Salinger, Ida Lupino et son mari Howard Duff, Zsa Zsa Gabor, William Smith (dans le rôle de… Adonis !).
Parmi les réalisateurs, retenons les noms de Tom Gries et Richard C. Sarafian. On soupçonne la chose d’avoir très bien vieilli. Alors pourquoi n’aurait-on pas droit à une intégrale en DVD, un de ces jours ?

15 septembre 2011

DEXTER : saison 5

La première saison de « DEXTER » était stupéfiante par sa thématique même : une série TV qui prenait un serial killer pour héros « positif », en lui donnant un rôle de ‘vigilante’, exécutant d’autres tueurs en série ! Il fallait déjà s’habituer à ce postulat encore plus culotté que celui de « THE SHIELD » qui elle, nous obligeait à prendre fait et cause pour un ripou sans foi ni loi. La saison 2 confrontait Dexter à son frère encore plus ravagé que lui. La 3, lui faisait rencontrer Jimmy Smits, en qui il croyait trouver un « copain de tuerie ». Dans la 4, il rencontrait une sorte de modèle en John Lithgow : un serial killer parfaitement intégré à la société. Et dans la 5, l’impossible quête de Dexter Morgan vers la normalité se poursuit avec la rencontre de Julia Stiles (qu’on n’a jamais vue meilleure), victime rescapée d’une bande de sadiques, déterminée à se venger de ses bourreaux. L’âme-sœur de Dexter ?
Alors que la cinquième année marque souvent l’essoufflement des meilleures séries, celle-ci est un véritable redémarrage. La précédente tirait un peu à ligne et diluait son propos, mais tout cela n’est qu’un mauvais souvenir : la cinquième de « DEXTER » est probablement la meilleure de toutes. Admirablement scénarisée, filmée au cordeau et interprétée avec une rare intensité, elle confronte Michael C. Hall (de plus en plus intérieur et dense) au remords, à la culpabilité de n’avoir pas pu sauver sa femme, assassinée à la fin de la saison précédente. Il va chercher la rédemption en se faisant justicier et en tombant amoureux de cette inconnue « née dans le sang », comme lui et portant en elle ce « sombre passager » qui la fait basculer dans la folie meurtrière. Hélas, ce joli couple de serial killers méticuleux et ultra-pro ne durera que le temps d’une sanglante vengeance. Car la disciple de Dexter ne portera pas sa malédiction à jamais.
Haletante, truffée de coups de théâtre et de ‘cliffhangers’ diaboliques, cette saison atteint la perfection, arrive clairement à maturité. Jennifer Carpenter est extraordinaire en fliquette obstinée. La scène où elle coince les justiciers à travers un rideau opaque est d’une totale ambiguïté : a-t-elle reconnu son frère ? A-t-elle passé un point de non-retour ? On reconnaît Peter ‘Robocop’ Weller, vieilli et émacié dans un rôle de flic corrompu et vicieux.
Attendons maintenant la prochaine saison, en espérant que les auteurs n’aient pas mis la barre trop haute avec celle-ci.

7 septembre 2011

"JULESBURG" : épisode de "Cheyenne"

L.Q. Jones, Billy Chapin, Clint Walker et Ray Teal
dans l'épisode "JULESBURG"
« JULESBURG » est le second épisode diffusé de la série « CHEYENNE ». Clint Walker et son ‘sidekick’ comique L.Q. Jones arpentent toujours l'Ouest en dessinant des cartes « pour le Gouvernement ». Ils croisent la route d’un convoi de colons qu'ils acceptent de guider jusqu'à Laramie. Mais ceux-ci se font voler leur bétail par le méchant Ray Teal.
Alors Cheyenne et son copain vont faire en sorte de le récupérer, en se faisant passer respectivement pour un acheteur de bovins et un représentant en colts.
L’épisode, situé à Julesburg, le fief des malandrins, contient son lot de bagarres de saloon, de fusillades, on notera une habile utilisation de plans « à grand spectacle » visiblement tirés de longs-métrages, qui donnent une certaine ampleur à l’épisode. L.Q. Jones très en verve, vole aisément la vedette à cette grande bûche de Walker, dont le manque d’aisance est encore flagrant. Il saura s’améliorer au fil des saisons. Mais cela explique peut-être la disparition de Jones de la série, après avoir tourné un dernier épisode ! 
On retrouve avec plaisir Billy Chapin le gamin surdoué de « LA NUIT DU CHASSEUR », en morveux amateur d’armes à feu.

6 septembre 2011

DANA

Belle et sensuelle comédienne brune des années 90 au physique protéiforme, Dana Delany passe selon les rôles du plus quotidien au ‘glamour’ le plus assumé, la faisant parfois ressembler à Ava Gardner. On la voit en starlette dans « LE FAN », en ‘ex’ intéressée dans « FAIS COMME CHEZ TOI ! », elle joue l’ex-droguée qui replonge dans « LIGHT SLEEPER » et tient le rôle de l’actrice émancipée amoureuse de Wyatt Earp dans « TOMBSTONE ». Elle est très sexy dans « EXIT TO EDEN » où elle s’essaie de façon ébouriffante au SM. On la revoit dans « LIVE NUDE GIRLS » dans le rôle d’une des célibataires et en maman de la fillette de « L’ENVOLÉE SAUVAGE ». Elle n’a qu’un petit rôle de psy dans « DEAD MAN’S CURVE ».
C’est à la TV, qu'elle fait l’essentiel de sa carrière. Elle apparaît dans quelques « MAGNUM », en juriste. Elle sort du rang à partir de la série « CHINA BEACH » où elle porte l’uniforme avec grâce. Dana Delany est aussi l’héroïne de la série « WILD PALMS » et la fliquette, de « DONATO & DAUGHTER » où elle joue la supérieure hiérarchique de son père Charles Bronson. Elle tient le rôle-titre d’une infirmière dans « CHOICES OF THE HEART : THE MARGARET SANGER STORY », se retrouve chef de cabinet de la Maison Blanche dans « THE ENEMY WITHIN », joue une bourgeoise scandaleuse dans « PASADENA ». Elle revient sur le devant de la scène en jouant une des « DESPERATE HOUSEWIVES », campe un agent du FBI dans quelques épisodes de « CASTLE » et tient le rôle principal de la série « BODY OF PROOF ». Elle y joue une ancienne neurologue devenue légiste à la suite d’un accident (« On ne peut pas tuer quelqu’un qui est déjà mort »). Elle s’y montre comme toujours intelligente et abrasive, mais la série ne convainc pas tout à fait : trop inspirée de « DR. HOUSE », « BONES » ou même « SHARK » (la brève tentative de James Woods), « BODY OF PROOF » peine à imposer son originalité et s’appuie sur des clichés trop usés : le flic balourd qui fait systématiquement fausse route, la fille ado à problèmes et surtout, le fait que des médecins finissent par mener des enquêtes de terrain, qui fait toujours sourire depuis « LES EXPERTS ». Mais elle entame seulement sa seconde saison. Qui sait ?

3 septembre 2011

"MOUNTAIN FORTRESS" : James Garner dans "Cheyenne"

 
Clint Walker et L.Q. Jones,
les héros de la série



« MOUNTAIN FORTRESS » est le film-pilote de la longue série western « CHEYENNE », dont le héros ‘Cheyenne Bodie’ est un blanc élevé par les Indiens et errant dans l'Ouest en quête d’aventures. Réalisé comme une série B des années 50 plutôt que comme un téléfilm, ce film bénéficie de beaux extérieurs, d’une figuration conséquente et même de poursuites dignes de « LA CHEVAUCHÉE FANTASTIQUE ». Les protagonistes sont Cheyenne, son ‘sidekick’ L.Q. Jones, une bande de hors-la-loi très méchants, une jeune femme en détresse et son fiancé lieutenant de cavalerie (le débutant James Garner) et sa troupe. Ils sont assiégés sur un gros rocher par les Indiens et l’intégralité de l’action se déroule dans ce huis clos en plein air. Dans le rôle-titre, Clint Walker semble empesé et mal à l'aise devant la caméra, comme si son immense carcasse l’encombrait. L.Q. Jones joue le contrepoint comique et on reconnaît de bonnes vieilles trognes du western comme Robert J. Wilke en chef de bande vicieux et John Doucette en sergent yankee. La série connut un énorme succès aux U.S.A. pendant ses sept années de diffusion et deux saisons sont éditées en DVD par Warner. Elle est par contre à peu près inconnue dans nos contrées.
James Garner quasi-débutant

1 septembre 2011

BYE BYE CHARLIE

Il y a quelque chose d’infiniment triste dans la 8ème et dernière saison (du moins avec Charlie Sheen en vedette) de la sitcom « MON ONCLE CHARLIE ». D’abord, elle n’est pas spécialement drôle, ce qui est embêtant pour une comédie, ensuite elle est bizarrement hantée par la mort. Tous les personnages ne font qu’en parler et l’éthylisme chronique de Charlie, si amusant dans les saisons précédentes est traité avec plus de réalisme. C'est donc infiniment moins cocasse ! De voir ce pauvre type solitaire, émacié, tituber du matin au soir, commence à devenir pesant.
Bien sûr, quelques répliques font mouche, les seconds rôles sont toujours amusants, en particulier Melanie Lynksey qui revient dans trois épisodes et épouse… un mannequin de plastique. Mais il est clair que le cœur n’y est plus.
Le concept initial s’est perdu en route : le neveu apparaît peu et n’est plus aujourd'hui qu’un ado à moitié débile flanqué d’un copain encore plus bête. Encore plus loser à seize ans que son père et son oncle réunis ! Les relations entre frères tournent en rond et la petite étincelle ne revient que sporadiquement.
Bref, cette demi-dernière saison ressemble à un ersatz et la question qu’on se pose lors de la fin en queue de poisson est : à quoi va ressembler la série de Charlie Sheen sans Charlie Sheen ? L’idée de le remplacer par Hugh Grant, comme il en fut question à un moment donné, semblait lumineuse. Le choix d’Ashton Kutcher paraît moins immédiatement emballante.
À voir… Par acquis de conscience.
Quel gâchis !