Nombre total de pages vues

Affichage des articles dont le libellé est LES ACTEURS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est LES ACTEURS. Afficher tous les articles

30 septembre 2011

JOE DON 007

Joe Don Baker – un des acteurs-culte de « CINéWEST STATION » – qui connut son heure de gloire pendant les seventies, avec quelques séries B ‘redneck’ sur l’autodéfense, peut se vanter d’être le seul acteur américain à être apparu dans trois « JAMES BOND » et dans deux rôles différents !
Ainsi, en 1987, il joue un trafiquant d’armes à moitié cinglé dans « TUER N’EST PAS JOUER », face à Timothy Dalton. Ensuite, huit ans plus tard, il change de rôle et de 007, en incarnant Jack Wade un homme de la CIA rigolard et portant d’affreuses chemises hawaïennes dans « GOLDENEYE ». Une sorte d’équivalent du ‘Felix Leiter’ des autres films de la franchise. Baker reprendra ce même rôle deux ans après, le temps d’une séquence-clin d’œil de « DEMAIN NE MEURT JAMAIS ».

23 septembre 2011

POURQUOI BRONSON ?

Pourquoi Bronson ?
Alors qu’à la fin de sa carrière, il était unanimement rejeté et moqué par la critique internationale et les cinéphiles, alors qu’à 70 ans passés, il s’acharnait à jouer les flics et les vengeurs et se voyait relégué aux téléfilms bas-de-gamme, huit ans après sa disparition Charles Bronson est toujours aussi populaire. On le voit sur les deux années et quelques d’existence du « BLOG DU WEST » qui offre les références les plus complètes sur l’acteur : sa première place dans le nombre de visiteurs quotidiens n’a jamais varié. Quant à ses films, ils ne cessent de ressortir en DVD, en Blu-ray, des compilations de longs-métrages et même d’obscurs épisodes de séries télé sont éditées chaque année aux U.S.A. Quel autre acteur de cette génération peut se vanter d’une telle pérennité ? Eastwood bien sûr, mais plutôt grâce à sa carrière de réalisateur ‘mainstream’, l’acteur est aujourd'hui passé à l’arrière-plan. Avant Bronson, on ne peut guère trouver que Bogart.
Alors… Pourquoi Bronson ?
Notre hypothèse est que, peut-être, l'homme a laissé un arrière-goût de « pas assez ». Dans ses films les plus célèbres : « LES 7 MERCENAIRES », « LA GRANDE ÉVASION », « 12 SALOPARDS », il fait partie d’un groupe. Dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », le film de sa vie, il n’apparaît finalement pas tant que cela. Il fait de sporadiques mais indélébiles apparitions. C'est encore accentué dans « LES COLLINES DE LA TERREUR ». Dans ses autres grands rôles comme « LE PASSAGER DE LA PLUIE » ou « LE BAGARREUR », on le voit d’avantage, mais il parle peu. Et on ne sait pas grand-chose de lui ou de sa personnalité. Bronson a su se modeler un personnage unique au cinéma : le solitaire qui ne fait que passer. Sans attache, sans ami, souvent sans famille, il est mû par la vengeance la plupart du temps ou par la recherche obsessionnelle de l’indépendance comme dans « LE FLINGUEUR » ou « MISTER MAJESTYK ». On finit donc toujours un film de Bronson avec la sensation de ne pas le connaître (il est souvent soit anonyme, soit sans prénom) et d’avoir vu un fantôme taiseux traverser l’écran sans rien livrer de lui-même. Son jeu qualifié de « minéral » est la plupart du temps d’une sobriété confinant à la pétrification. D'ailleurs, Samuel Fuller dans un ouvrage, le compara à une statue. Bronson a figé définitivement son image avec « UN JUSTICIER DANS LA VILLE », alors qu’en y regardant de plus près, il n’était vraiment pas un choix idéal pour ce rôle. Mais – en tout cas dans le film originel – Paul Kersey mixait et cristallisait parfaitement ce mélange de guerrier indien et d’antihéros de ‘film noir’ qui fait la spécificité de l’acteur.
On n’explique pas aisément la mystique d’une star, mais concernant Charles Bronson, c'est encore plus irrationnel. Il n’a jamais été ce qu’on appelle un « grand acteur », ni un séducteur, ni un acteur-caméléon, il n’a tourné qu’une poignée de grands films et n’y tenait généralement pas le premier rôle. Et pourtant… Alors que tant d’autres ont disparu de la mémoire collective, il est toujours là. Aussi présent qu’un Steve McQueen. Et c'est tant mieux…

21 septembre 2011

STATHAM... Au tournant

Pourquoi n’arrive-t-on pas à être totalement convaincu par Jason Statham ? Le bonhomme a une « tronche », un physique, il bouge bien, il a d’excellentes références : on sent qu'il aimerait s’inscrire dans la lignée des Lee Marvin et Charles Bronson des seventies. N’a-t-il pas tourné un remake (navrant) du « FLINGUEUR » et un (enfin, presque) des « 12 SALOPARDS » avec « EXPENDABLES » ? N’est-il pas en train de jouer dans une nouvelle mouture du « POINT DE NON-RETOUR » ?
Malgré tous ces points positifs, Statham ne séduit pas. Et s’il fait penser à quelqu’un, ce serait plutôt à un Bruce Willis plus rugueux et caractériel. Et plus anglais… Ce qui est nettement moins glorieux. Pourtant, ses débuts avec Guy Ritchie étaient prometteurs, il a brièvement croisé Michael Mann pour un ‘caméo’ dans « COLLATÉRAL » et s’est montré efficace en méchant de haute-volée dans « CELLULAR ». Mais il traîne dans son sillage l’image du cascadeur mal rasé des eurofilms manufacturés par Besson & Co, se complaît dans les nanars numérisés comme « HYPER TENSION » et « ROGUE », se compromet dans des horreurs comme « KING RISING » et surtout… on a l’étrange sensation qu'il ne change jamais de tête, jamais de tenue vestimentaire, jamais d’expression. Qu'il manque un peu d’âme, disons…
Pourtant – on ne sait trop pourquoi – on garde le sentiment qu’un jour, Jason Statham s’élèvera au-dessus de sa discutable filmographie. Parce qu'il a jadis tourné avec John Carpenter ? Parce qu'il avait de bons moments dans « EXPENDABLES » ? Parce qu’on le soupçonne de n’avoir pas encore tout « donné » ? Et parce qu’un bonhomme qui veut être le nouveau Lee Marvin/Charles Bronson ne peut pas être complètement mauvais ? Toujours est-il qu’on continuera encore quelque temps de l’attendre au tournant. Dans le bon sens du terme. Des fois qu'il se mette à tourner de bons films.